C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès du Pr Laurence Weiss.
Laurence était un membre important et fidèle de la communauté des immunologistes. Elle l’avait rejointe dès son deuxième clinicat et ne l’a plus quittée jusqu’à son éméritat, ces deux dernières années. Au cours de sa carrière, elle a occupé de nombreuses responsabilités— chef de service, engagement de longue date dans les programmes de l’ANRS, implication dans les collaborations internationales notamment au Vietnam, membre du CNU et du Collège — contribuant de manière déterminante au développement de l’immunologie clinique et de la recherche sur le VIH.
Nous avons eu la chance de partager son enthousiasme pour des travaux toujours d’une grande exigence scientifique et clinique. Sa rigueur, sa formidable capacité de travailet son souci constant de tendre vers l’excellence resteront pour beaucoup d’entre nous un modèle. Laurence avait cette volonté profonde de comprendre, de transmettre et de partager les idées scientifiques en dépassant toujours sa propre personne.
Laurence mettait les mêmes qualités pour les soins de ses patients et n’avait de cesse de parfaire les choix thérapeutiques et les processus de soins qu’elle questionnait sans relâche pour les améliorer avec ses équipes.
L’image de Laurence ne serait se résumer à celle d’une grande professionnelle. Elle aimait aider les autres, les écouter, les soutenir, toujours avec empathie. On aimait être
avec elle, discuter, débattre… et aussi plaisanter. Beaucoup d’entre nous garderont en mémoire sa voix grave, un peu cassée, immédiatement reconnaissable, et son rire si
particulier, inimitable. Elle s’était fait des amitiés fortes qu’elle a su garder toute sa vie, des amitiés qui lui sont restées fidèles et proches jusqu’à la fin. Au fond, l’image
professionnelle de Laurence n’était que le reflet de ce qu’elle était profondément : une femme pleine de vie, attentive aux autres, d’une grande gentillesse.
Nous n’oublierons pas non plus qu’elle a gardé cette bienveillance et ce sourire, même dans les moments difficiles qu’elle a traversés ces dernières années avec un courage remarquable. La force de vie qui la portait au long de ces dernières années difficiles nous obligent et doit continuer à nous inspirer.
Nous disons aujourd’hui au revoir à une grande immunologiste, à une belle personne et à une amie. Elle laissera un vide immense dans notre communauté, mais aussi un
souvenir profondément vivant en chacun d’entre nous.